Témoignage : survivre à la violence, témoigner pour les autres

Elle s’appelle Marie-Claire. Elle a 34 ans, deux enfants, et une cicatrice au visage qui rappelle la nuit où son compagnon a failli la tuer.

« Je ne pensais pas que cela m’arriverait », raconte-t-elle. « Il était gentil au début. Puis les insultes ont commencé, les gifles, et enfin ce soir-là. » Cette nuit-là, ses voisins ont appelé les secours. Elle a eu de la chance. D’autres femmes n’ont pas survécu.

Aujourd’hui, Marie-Claire milite dans une association de soutien aux victimes de violences conjugales. Elle raconte son histoire dans les lycées, dans les centres communautaires, devant quiconque veut l’entendre. « Si mon témoignage peut empêcher une seule femme de rester dans un foyer violent, alors ça vaut la peine. »

Son histoire n’est pas isolée. Des milliers de femmes vivent ou ont vécu des situations similaires au Cameroun. Beaucoup se taisent par honte, par peur des représailles, par manque de soutien. Briser ce silence est une condition préalable à tout changement.

Les survivantes sont les premières expertes des violences de genre. Leur parole doit être au cœur des politiques publiques, pas en marge.

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