Féminicides dans le monde : le Cameroun dans un contexte global alarmant
Chaque année, environ 87 000 femmes sont tuées intentionnellement dans le monde, selon les données de l’ONUDC. La moitié d’entre elles sont tuées par leur partenaire intime ou un membre de leur famille.
Ce chiffre, déjà effrayant, est une sous-estimation. Les féminicides non déclarés, ceux déguisés en accidents ou en suicides, ceux qui surviennent dans des zones de conflit sans que personne ne les documente, ne sont pas comptabilisés. La réalité est probablement bien pire.
L’Afrique subsaharienne affiche l’un des taux les plus élevés : environ 3,1 féminicides pour 100 000 femmes, contre une moyenne mondiale de 2,3. Le Cameroun, en l’absence de données officielles fiables, est difficile à situer précisément dans ce tableau. Mais les signaux sont préoccupants.
À l’échelle mondiale, les pays qui ont le mieux réduit les féminicides sont ceux qui ont combiné réforme législative, services aux victimes, et changement culturel. C’est un modèle que le Cameroun pourrait s’inspirer pour protéger ses femmes.
Ces statistiques ne sont pas des abstractions. Elles représentent des mères, des sœurs, des filles. Les rendre visibles est un acte politique et humaniste.

Laisser un commentaire