Conventions internationales et féminicide : les engagements ignorés du Cameroun
Le Cameroun a signé et ratifié de nombreux textes internationaux sur les droits des femmes. Pourtant, la mise en œuvre de ces engagements reste largement insuffisante.
La Convention CEDAW, ratifiée en 1994, impose aux États d’éliminer toutes les formes de discrimination et de violence à l’égard des femmes. Le Protocole de Maputo, adopté par l’Union africaine et ratifié par le Cameroun en 2009, va encore plus loin en demandant aux États de prendre des mesures concrètes pour mettre fin aux violences de genre, y compris les meurtres.
Mais entre la signature d’un traité et son application effective, il y a souvent un gouffre. Les comités onusiens chargés du suivi de la CEDAW ont régulièrement interpellé le Cameroun sur ses lacunes : absence de loi spécifique, insuffisance des structures d’accueil, faiblesse des poursuites judiciaires.
La communauté internationale observe. Et les femmes camerounaises attendent toujours que leur pays tienne ses promesses. Chaque féminicide non puni est une violation de ces engagements solennels. Il est temps de passer des déclarations aux actes.


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