Le féminicide, une violation flagrante des droits humains

Le féminicide n’est pas un simple fait divers. C’est une violation grave et systématique des droits humains fondamentaux, reconnus par les textes internationaux les plus solennels.

La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), ratifiée par le Cameroun en 1994, oblige l’État à protéger les femmes contre toute forme de violence. Pourtant, des femmes continuent de mourir sous les coups de leur compagnon, de membres de leur famille ou d’inconnus, dans une impunité quasi totale.

Le droit à la vie, le droit à la sécurité, le droit à la dignité : autant de droits bafoués chaque fois qu’une femme est tuée parce qu’elle est une femme. Le féminicide est l’acte ultime d’une culture de la domination masculine qui refuse aux femmes le statut d’êtres humains à part entière.

Au Cameroun, l’absence de loi spécifique sur le féminicide fragilise les victimes et leurs familles. Les meurtres de femmes sont souvent requalifiés en « crimes passionnels », une expression qui banalise l’horreur et dédouane les auteurs. Il est urgent que l’État prenne ses responsabilités et reconnaisse le féminicide pour ce qu’il est : un crime contre l’humanité.

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