Les associations camerounaises en première ligne contre les féminicides
Face aux carences de l’État, ce sont souvent les associations qui tendent la main aux femmes en danger. Au Cameroun, plusieurs organisations de la société civile mènent un combat quotidien pour prévenir les féminicides et soutenir les victimes.
ALVF, fondée à Yaoundé, est l’une des pionnières. Elle offre une ligne d’écoute, un accompagnement juridique et psychologique aux femmes victimes de violences. Son travail de terrain lui permet aussi de documenter les cas de féminicide, comblant partiellement le vide statistique laissé par l’État.
D’autres structures comme le Réseau des Femmes Africaines pour le Développement (RFAD) ou les antennes locales d’Amnesty International contribuent à la sensibilisation dans les écoles, les marchés et les quartiers. Elles forment des relais communautaires capables d’identifier les situations à risque avant qu’il ne soit trop tard.
Mais ces associations manquent cruellement de moyens. Financées en grande partie par des bailleurs internationaux dont les engagements sont incertains, elles peinent à pérenniser leurs actions. Le gouvernement camerounais doit reconnaître leur rôle essentiel et les soutenir durablement, car elles sauvent des vies là où l’État est absent.

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