Impunité des féminicides : l’État camerounais face à ses responsabilités
Lorsqu’un homme tue une femme, la justice se montre souvent indulgente. Les peines sont légères, les procès rares, et les familles de victimes se retrouvent seules face à leur douleur.
Cette impunité n’est pas un accident. Elle est le reflet d’un système judiciaire qui ne prend pas suffisamment au sérieux les violences faites aux femmes. Les enquêtes sont bâclées, les témoignages des proches minimisés, et les circonstances atténuantes généreusement accordées aux auteurs.
L’État camerounais a pourtant des obligations claires. En tant que signataire de nombreuses conventions internationales sur les droits des femmes, il doit poursuivre, juger et condamner les auteurs de féminicides avec la même rigueur que pour tout autre crime grave.
Des réformes structurelles s’imposent : formation des magistrats et des forces de l’ordre aux violences de genre, création d’unités spécialisées dans les crimes contre les femmes, protection des témoins et des proches de victimes. Sans une justice qui condamne fermement, le message envoyé à la société est clair : tuer une femme ne coûte pas cher.


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